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Champions de kendo en keikogi et armure bogu d'époque

Kendo : le guide complet du débutant pour la voie du sabre

Le kendo — 剣道, littéralement « la voie du sabre » — est l’art martial moderne du sabre japonais. C’est le descendant direct de l’entraînement au sabre des samouraï, pratiqué aujourd’hui par plus de deux millions de personnes dans le monde avec un shinai en bambou, une armure bogu protectrice et un code d’étiquette aussi exigeant que la technique physique. Ce guide débutant explique ce qu’est réellement le kendo, comment un cours est structuré, l’équipement nécessaire et comment faire vos premiers pas — que votre objectif soit la forme physique, la discipline ou un jour le passage d’un véritable examen shinsa.

Kendo practitioners sparring in bogu armor with shinai

Qu’est-ce que le kendo ?

Le kendo est l’art martial moderne japonais de l’escrime au sabre utilisant un sabre en bambou (shinai) et une armure protectrice (bogu). Il a évolué à partir du koryū kenjutsu — l’escrime de combat des samouraï — et a été standardisé à la fin du XIXe siècle comme une forme plus sûre, orientée sport, qui préserve l’esprit et la technique des arts traditionnels. Il est aujourd’hui régi internationalement par la Fédération internationale de kendo (FIK) et, au Japon, par la Fédération japonaise de kendo.

Le kendo n’est pas l’iaido (l’art de dégainer le sabre) et ce n’est pas le kenjutsu (escrime classique de champ de bataille). C’est un art de frappe intensif, en contact complet, plus proche dans son ressenti de l’escrime — mais avec plus de cris kiai, plus de jeu de jambes et plus de rituel. Si l’iaido est l’étude silencieuse du dégainement, le kendo est l’explosion qui suit. Pour le cousin plus tranquille, lisez notre guide débutant d’iaido.

Brève histoire du kendo

Les racines du kendo remontent à l’époque de Muromachi, quand les écoles de kenjutsu (ryūha) commencèrent à développer des méthodes pédagogiques pour enseigner la vraie technique du sabre sans tuer les élèves. Au XVIIIe siècle, Naganuma Shirōzaemon Kunisato inventa la première forme de bogu protectrice et le shinai en bambou, permettant l’affrontement en contact complet. Après l’interdiction des sabres de samouraï en public par la restauration Meiji, les écoles de kenjutsu se réorganisèrent autour de ces outils ; en 1912, le premier Nippon Kendo Kata fut publié, unifiant l’art. Après la Seconde Guerre mondiale, le kendo fut brièvement interdit par l’occupation alliée, puis renaquit comme sport en 1952 avec la fondation de la Fédération japonaise de kendo.

Les quatre frappes essentielles (datotsu-bui)

Le kendo a exactement quatre zones de cible marquantes. Les connaître, c’est connaître le vocabulaire du kendo :

  1. Men — une coupe verticale au sommet ou sur le côté de la tête.
  2. Kote — une coupe au poignet droit (ou parfois gauche).
  3. — une coupe horizontale au côté droit du torse.
  4. Tsuki — une estocade à la gorge, réservée aux pratiquants avancés.

De manière cruciale, une frappe ne compte (yūkō-datotsu) que lorsqu’elle combine trois éléments simultanément : la bonne coupe avec la zone de frappe du shinai (monouchi), un kiai sonore nommant la cible, et une frappe ferme du pied avant (fumikomi) au moment de l’impact. Une coupe physiquement parfaite sans kiai vaut zéro point.

Équipement de kendo : ce qu’il faut pour commencer

Les débutants n’achètent pas d’armure dès le premier jour. Les trois à six premiers mois se font généralement en keikogi (veste d’entraînement), hakama (pantalon plissé) et shinai seul. Une fois que l’instructeur du dojo a confirmé votre jeu de jambes et votre posture, vous passez au bogu.

  • Shinai — 4 lattes de bambou attachées ensemble, 118–120 cm pour les hommes adultes. Jamais un bâton rigide.
  • Bokken (ou bokutō) — sabre en chêne massif utilisé pour la pratique des kata.
  • Keikogi + hakama — l’uniforme d’entraînement bleu indigo.
  • Armure bogu : men (casque), kote (gantelets), dō (cuirasse), tare (protection des hanches).

À quoi ressemble un cours de kendo

Un keiko (entraînement) typique de 90 minutes suit un rythme standard :

  1. Mokusō — méditation à genoux pour centrer l’esprit.
  2. Kihon — jeu de jambes de base et suburi (coupes dans l’air).
  3. Kirikaeshi — l’exercice fondamental combinant frappes men et jeu de jambes contrôlé.
  4. Uchikomi-geiko — exercices de frappe sur un partenaire receveur.
  5. Ji-geiko / shiai-geiko — combat libre ou pratique en style match.
  6. Reigi — saluts de sortie, nettoyage, mokusō final.

Les grades de kendo (kyū et dan)

Les grades de kendo commencent à 6-kyū (débutant) et montent jusqu’à 1-kyū, après quoi les pratiquants entrent dans le système dan, du shodan (1er dan) au hachidan (8e dan). Il n’y a pas de 9e ou 10e dan nominal en kendo moderne — le hachidan a un taux de réussite notoirement faible (~1 %) et est considéré comme le sommet. Comptez 3 à 6 mois entre les grades kyū et 1 à 3 ans entre les grades dan.

L’étiquette du kendo et les « trois poisons »

Le kendo prend le reigi (l’étiquette) au sérieux. Vous saluez le dojo à l’entrée et à la sortie, le sanctuaire (shōmen), votre professeur et votre partenaire. L’enseignement classique met en garde contre les « trois poisons du kendo » : kyō (la surprise), ku (la peur) et gi (le doute) — chacun d’eux fige le corps au mauvais moment. L’élève moderne y ajoute un quatrième : odoroki (la frime).

Comment trouver un dojo de kendo

En France et en Europe, consultez votre fédération nationale. Aux États-Unis, cherchez l’annuaire des dojos de la All United States Kendo Federation (AUSKF). La plupart des dojos accueillent les observateurs — asseyez-vous en seiza au fond, saluez à votre arrivée, et restez silencieux. Un bon dojo débutant vous laissera essayer une à trois séances gratuites avant de vous engager.

Foire aux questions sur le kendo

Le kendo est-il utile dans un vrai combat ?

Le kendo entraîne exceptionnellement bien la distance au sabre, le timing et la décision. Traduire cela en auto-défense à mains nues est indirect — mais de nombreux kendoka pratiquent aussi le jūdō ou d’autres arts où le timing du kendo devient un avantage clair.

Combien de temps faut-il pour être bon en kendo ?

Le shodan (premier dan) prend généralement 3 à 5 ans de pratique régulière. Mais le kendo est notoirement une quête d’une vie — le dicton classique dit « on ne finit pas le kendo jusqu’au jour de sa mort ».

Peut-on pratiquer le kendo à la maison ?

Le suburi (coupes dans l’air) et les exercices de jeu de jambes sont les incontournables de la pratique à domicile. Un miroir et un bokken ou suburi-tō dédié suffisent. Le combat sans supervision n’est pas recommandé.

Prêt à commencer ? Prenez une lame d’entraînement dans notre gamme de katana en bois, lisez le guide compagnon d’iaido, ou plongez dans les samouraï légendaires qui ont créé cette tradition.

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